Une histoire industrielle méprisée par les constructeurs automobiles français.
Dignes héritiers des Manuchards qui ont fait la réputation et la richesse de Châtellerault, les salariés de Fabris depuis 1947 ont accumulé un savoir faire dans l’usinage automobile qui a fait les beaux jours des actionnaires de Renault et PSA. Jusqu’au jour où la seule logique financière et à courte vue a décidé de faire fabriquer ailleurs, en dépit des hommes et des femmes qui ont su pendant près de 60 ans produire et développer des produits de qualité.
A l’annonce de la liquidation de l’usine, les salariés se sont battus comme des lions, aux côtés des organisations syndicales, pour obtenir une prime supra légale, compensation légitime pour les 366 emplois perdus. Négociations, revendications, mobilisation ne sont pas venus à bout des dictats du monde de la finance.
Nous rendons hommage aux salariés qui défendent leurs droits pour vivre, assurer l’avenir de leurs enfants et ont toujours fait preuve d’un attachement à leur entreprise.
Nous sommes solidaires de leur amertume, de leur profonde tristesse et maintenant aussi de leur crainte pour
l’avenir.
Quelques paroles des Fabris privés de leur emploi
« On nous arrache sauvagement notre travail, on nous laisse une usine déchirée par les effets de la crise et pillée de ses marchés sous l’orchestration de PSA et Renault »
« Je suis allé au CTP, on m’a proposé un emploi de boucher, j’ai eu le sentiment qu’on se foutait de moi, après 35 ans d’usinage ! »
« On est méprisé, sali, on n’a plus d’avenir, mais on a bien fait de se battre »
« On a voulu nous faire passer pour des terroristes, alors qu’on a simplement voulu défendre notre droit au travail »
Le jeudi 30 juillet, les salariés ont organisé une manifestation pour mobiliser l’ensemble des salariés menacés de licenciement.
Aux côtés de JF Macaire vice-président du Conseil Régional, des élus de l’agglomération, d’anciens maires de Châtellerault : Edith Cresson et Joël Tondusson, des militants
syndicaux et des partis de gauche, de salariés solidaires, j’ai accompagné ce grand mouvement social.
La Présidente de Région Ségolène Royal a mené toutes les démarches possibles pour faire aboutir la demande légitime des salariés pour respecter leur dignité.
De réunions en sous préfecture aux négociations à Paris, j’ai apporté mon soutien permanent aux Fabris. Le vendredi 31 juillet, lorsqu’ils ont quitté leur usine pour la dernière fois, l’émotion a masqué tout le reste, sans gommer pour autant l’angoisse de demain.
Je remercie tous les Fabris des échanges que nous avons eus, riches d’enseignement et d’humanité. Ce combat exemplaire, mené courageusement nous force collectivement à réfléchir sur la construction d’un monde solidaire et respectueux des individus.
Lors de leur dernière Assemblée Générale, les salariés de l’entreprise NEW FABRIS ont voté l’organisation d’une :
GRANDE MANIFESTATION à CHATELLERAULT
JEUDI 30 JUILLET, à partir de 14 heures
Départ du siège de New Fabris jusqu’au Centre Ville
Toutes les organisations syndicales soutiennent cette manifestation et souhaitent la présence d’un grand nombre d’élus (avec écharpe tricolore pour ceux qui en ont).
L’Union Départementale des Élus Socialistes et Républicains apporte également son soutien aux salariés actuellement dans la peine.
Je participerai personnellement à cette manifestation et je serais heureux de vous y retrouver, si vous le pouvez.
Merci de relayer cette information, il est important que cette manifestation soit un succès et que les salariés sachent que nous sommes à leur côté.
Bien cordialement
Michel BURLOT
Conseiller Général
Président de l’UDESR 86 (Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains)
Au départ de Châtellerault avec l'espoir des représentants des salariés d'être entendus.
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Après la réunion de travail avec Monsieur Estrosi, Ministre chargé de l'industrie, déception des organisations syndicales même si cette
rencontre a eu le mérite de se faire.
Ségolène Royal a téléphoné à plusieurs reprises au Ministre de façon à ce que cette réunion se tienne.
Jean-François Macaire en tant que Vice-président chargé de l'économie et moi-même représentions la Région.
Paroles des représentants des salariés :
Guy (CGT) : « La CGT veut du concret. Nous sommes très déçus, très en colère, nous on reste toujours sur 30 000 €uros. »
Dominique (FO) : « Je suis déçu de la réunion car le compte n’y est pas. La seule avancée, c’est qu’on a réussi à se mettre autour de la table pour discuter. Espérons que les prochaines rencontres apportent une réponse positive à notre revendication de 30 000 €uros pour bons et loyaux services. »
Eric (CFDT) : « Je suis satisfait du premier pas qui a été fait par la tenue de la rencontre. Il faut maintenir la négociation pour atteindre l’objectif de 30 000 €uros par
salarié. »
Sandrine (CFTC) : « Se qui nourrit la colère des salariés New Fabris, c’est le rapport de force avec les constructeurs qui font preuves de manque de respect et de considération. Les profits pour les constructeurs, les pots cassés pour les sous-traitants.
Il y a des avancées positives de la part de l’Etat mais pas de solutions à ce jour pour obliger les donneurs d’ordre à traiter correctement les
sous-traitants »
Mon avis… :
La réponse aux revendications légitimes des salariés est désormais entre les mains de l’Etat qui doit obtenir de PSA et de Renault le dédommagement aux victimes privées d’emploi qui font les frais des plans de restructuration.
| Reportage de "France 3" |
Reportage de "20 minutes" |
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Les "Fabris" reviennent bredouilles de chez Renault Nouvelle République du 17-07-09 |
La journée des "Fabris" Centre Presse du 17-07-09 |
"Ils ont dit" Centre Presse du 17-07-09 |
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Coup de chapeau aux bénévoles et à
la municipalité de Thuré qui souhaitent ensemble animer la commune.
C’est l’occasion de valoriser les bords de l’Envigne et de permettre aux habitants de se retrouver et de préserver ce lien social si précieux dans la période actuelle.
Spectacle, musique, repas ont agrémenté la soirée.
Les salariés de Fabris toujours mobilisés pour faire entendre leur cause : celle de dénoncer l’injustice dont ils
sont victimes.
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Solidarité des privés d’emploi lors de la manifestation à Châtellerault :
Fabris, Fenwick, Isoroy, Valéo, Aubade, Magnetti Marelli …
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Cause entendue par la Présidente de la Région qui a reçu les représentants des salariés, leur a permis de s'exprimer devant l'Assemblée Régionale. Ségolène Royal soutient leur démarche et a proposé de voter le vœu ci-dessous :
Le 16 juin 2009, le Tribunal de commerce de Lyon a prononcé, faite d’offre de reprise, la liquidation judiciaire de la société New Fabris, entrainant à Châtellerault la suppression de 360 emplois.
L’activité de New Fabris dépendait en effet à 60 % des commandes de PSA et de façon moindre de celles de Renault (40 %). La décision de PSA de mettre un terme à ses approvisionnements de pièces de fonderie auprès de Fabris a donc rendu impossible la reprise de cette entreprise.
Les salariés demandent aujourd’hui un dédommagement légitime.
Le Conseil Régional affirme son total soutien à cette revendication des salariés qui ont pleinement participé, pendant de nombreuses années, à la création de la valeur ajoutée de leur entreprise.
Le rachat des pièces en stock leur appartenant et l’achat des machines de production appartenant à New Fabris par PSA et Renault à hauteur de11 millions d’euros permettraient une répartition de 30 000 euros par salarié.
De l’écoute des salariés à l’action :
Lors de notre rencontre à la maison des syndicats, le 3 avril 2009, j'ai écouté attentivement la demande sociale exprimée sur le territoire en raison des nombreux licenciements.
Les salariés ont attiré l’attention du Conseil Régional sur l'importance d'organiser un accueil des salariés licenciés ou menacés dans leur emploi sur des conseils en orientation professionnelle mais aussi sur l'urgence à accompagner les salariés dans leurs difficultés personnelles.
La Région a décidé de créer une plate-forme de reconversion à Châtellerault et en a confié la mise en œuvre à la Maison de l’Economie, de l’Emploi et de la Formation.
La plate-forme accueillera l'ensemble des salariés licenciés ou menacés dans leur emploi ainsi que l'ensemble des intérimaires.
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Article de presse de la Nouvelle Répblique sur la platefrome de reconversion |
| Document sur la plateforme de reconversion | |
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Communiqué de presse :
La liquidation judiciaire de New Fabris suscite une grande colère et un profond sentiment d’injustice parce que la
pérennité de cette entreprise au savoir-faire reconnu et à l’outil de production performant, aurait pu être assurée.
La table-ronde organisée à la Région le 3 mars dernier, avec les actionnaires de New Fabris, avait permis de gagner du
temps et de susciter l’intérêt de repreneurs potentiels. Malheureusement, et malgré les pressions exercées jusqu’à la dernière minute auprès du PDG de Peugeot, celui-ci a confirmé le
désengagement de son entreprise et a donc signé l’arrêt de mort de New Fabris. Cette décision est scandaleuse car Peugeot a bénéficié de l’argent du contribuable de manière massive. Le ministère
de l’Industrie aurait dû imposer des contre-parties à cette aide publique en terme de soutien à la sous-traitance automobile. Il ne l’a pas fait : on voit aujourd’hui le résultat déplorable
sur le plan humain et industriel.
Il reste maintenant à se battre pour que les salariés obtiennent les conditions les plus favorables possibles. Ségolène Royal a assuré aux représentants des salariés qu’elle serait une nouvelle fois à leurs côtés dans ce combat.
Action soutenue par la Région, organisée par les universités de La Rochelle, de Poitiers et de Montréal, elle permet à 15 étudiants du patrimoine français et à 15 homologues québécois
de découvrir des méthodes, des expériences concrètes de gestion et de médiation du patrimoine.