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Lors de notre réunion de juin dernier, les adhérents de réseau de solidarité des privés d'emploi ont souhaité mener une action particulière pour marquer le triste anniversaire de l'injuste fermeture de New Fabris.
> Revue de presse de cette manifestation
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Les Fabris, un an après...
Il y a un an jour pour jour, l'équipementier automobile de Châtellerault fermait définitivement ses portes. Un an après, quatre anciens salariés se souviennent.
Aujourd'hui, le site Fabris est en friche. Retrouvera-t-il rapidement une activité ou les rivalités politiques vont-elles retarder les projets qui existent et notamment celui d'Eco&Mobilité ? -
Le 31 juillet 2009. Après de longues semaines de lutte, les 366 New-Fabris acceptent la prime extralégale de 12.000 €. C'est la fin de l'usine. Larmes, colère... Ce jour-là, toute la presse de France relaie l'émotion des ouvriers. Un an après, que deviennent les Fabris ? Dans ces deux pages, Laurence, Bernard, Stéphane et Jacques, témoignent de leurs difficultés. Ils ne sont pas les seuls dans cette situation. La majeure partie est toujours au chômage. Pire, le « CTP » a pris fin le 17 juillet. Conséquence : ceux qui profitaient du dispositif vont perdre 300, 400, voire 500 € de revenu mensuel. « La crise sociale est devant nous », prédisent certains.
Mobilisés, hier, encore
Une soixantaine d'ex-Fabris se sont rassemblés hier sur les marches de la mairie de Châtellerault. Leur combat continue. Pour des emplois.
Sur les marches de la mairie, ils ont montré les lettres et pétitions envoyées au maire et à Christian Estrosi. « Où sont les emplois promis ? » interrogent-ils. - - Photo NR
Les deux collectifs de privés d'emploi des ex-Fabris appelaient hier à un rassemblement
devant la mairie de Châtellerault. Pour demander des comptes au maire. Pour comptabiliser les emplois créés depuis que Christian Estrosi était venu leur en promettre 400.
Avec le CTP qui assurait le salaire et parfois une formation, la plupart ont patienté, faute de retrouver du travail. « Sur 340, il y en a peut-être
50 qui bossent. La plupart en emploi précaire. Pour les autres, rien. Et la perspective, dans un an d'arriver à la fin des droits Assedic. Ça vient vite, un an ! »
Exigeant un rendez-vous en septembre pour faire le point, ils sont ressortis de la mairie déçus. « On a encore une promesse. Mais pas de date. Et les
promesses... »
Les ex-Fabris montrent qu'ils sont toujours mobilisés
Rassemblés en début d'après-midi sur les marches de la mairie pour marquer l'anniversaire de la fermeture de l'usine, les ex-Fabris restent combatifs.

Dans la mairie, la délégation des deux collectifs s'entretient avec
Véronique Abelin : « Nous voulons faire le point de la situation de l'emploi dès le début du mois de septembre. » Promis. - (Photo Patrick Lavaud) - Photo NR
Un an après, ni Guy Eyerman, ni Dominique Duval, ni Éric Poisson, ni Marcel Estéban,
les leaders syndicaux qui menèrent le combat final des Fabris, n'ont oublié les recettes de la lutte. Un micro, une caméra, un stylo : les messages fusent, les slogans s'enchaînent. Ils ont connu
des parcours différents depuis juillet dernier où leur usine a été fermée. L'un est élu, l'autre pointe au chômage, un troisième travaille en intérim, le dernier est en formation pour une
reconversion totale. Mais tous restent avant tout des « ex-Fabris ».
Et hier, avec une soixantaine d'autres, ils se sont rassemblés sur les marches de la mairie pour marquer le 1 er anniversaire de la fermeture de l'usine. « On vient ici pour pointer les responsabilités. Depuis un an, on n'a pas vu M. Abelin qui nous avait fait des promesses avec son ami Estrosi. Et il est où aujourd'hui ? En
vacances. Nous, bientôt, on sera dans la misère ! »
Pour les ex-Fabris qui avaient choisi le CTP, fin juillet, la marche est haute en ce milieu d'été. « 500 € de moins aujourd'hui. Et la fin de droit
dans un an. La misère. C'est vite fait un an... »
Alors, les deux collectifs de « privés d'emploi » constitués demandent des comptes. « Où sont les emplois promis ? Zéro ! » Jean-Pierre Abelin n'étant pas là, ils ont rencontré Véronique Abelin, directrice de cabinet. « Vous voulez un rendez-vous
pour faire le point de la situation ? Mais nous avons fait cette demande à la présidente de Région voici un mois et demi. Sans réponse »a-t-elle
répondu. « Ras le bol de la politique » a conclu un ex-Fabris. « Ce qu'on veut, c'est du boulot ! »
En conclusion, quelques propos tenus lors de cette mobilisation :
- "Si je n'ai pas retrouvé de travail rapidement, je vais être obligé de changer de logement car mes moyens financiers de me permettent pas de rester là où je suis"
- "On veut reculer l'âge de la retraite ...! Partout où je me présente, je suis trop vieux à 54 ans. Qu'est-ce que je vais devenir ?"
- "Je ne sais même pas si je vais pourvoir payer les traites de ma maison"
- "On me propose de l'interim et on m'a bien précisé que ce n'était que pour les vacances d'été !"
- "Vivre sans savoir ce qu'on va faire demain, c'est terrible. Je ne pensais pas qu'un jour ça m'arriverait !"
- "Ma fille veut poursuivre ses études, je ne sais pas encore comment je vais faire..."
Merci à Cynthia pour la fabrication artisanale de la banderolle. Merci à Richard (dit Marcel !) pour la confection du panneau et merci à tous ceux qui ont pu se déplacer.
- Vice-présidente de la commission de synthèse chargée de la coopération internationale
- Représentation du Conseil Régional à l'extérieur : commission départementale de l'emploi et de l'insertion de la Vienne, conseil départemental de l'insertion par l'activité économique, comité régional des aides aux entreprises, comité régional chèque-création, comité régional du tourisme, membre de GRETA Vienne